Le RPA et les processus : Un axe clef dans la stratégie de transformation digitale

RPA (Robotic process Automation) : Une stratégie de transformation digitale

Quand l’on évoque aujourd’hui la transformation digitale, on pense en général Cloud, Dématérialisation, Machine learning, et même quelquefois Réalité Augmentée ou Virtuelle pour les organisations les plus avancées, mais comment tout ceci s’intègre-t-il dans une stratégie de transformation digitale, qu’entend t-on d’ailleurs par là, et en quoi le RPA est-il un facteur clef de succès dans cette transformation ?
Tout d’abord, si la technologie est le moyen de la transformation, il ne faut jamais oublier qu’elle n’en est pas l’objectif. Le Système d’Information (SI) est au service des métiers de l’organisation et la transformation digitale est donc avant tout une transformation des processus métiers, quelque soit la technologie que l’on utilise pour y arriver. Une bonne stratégie de transformation va donc intégrer à la fois les aspects technologiques - potentiellement très nombreux : Data intelligence, Cloud, Mobilité, Réalité augmentée ou virtuelle, Performance des processus… - et les aspects métiers tout aussi nombreux : Optimisation des processus, Design thinking, Data quality et référentiels, gains de productivité, Ergonomie, Mobilité au travail...

C’est là que la robotisation des processus entre en jeu. Le RPA n’est pas un outil qui amène un élément fonctionnel nouveau dans le système, une application qui apporte une réponse à un besoin exprimé, ou un élément technique nécessaire à la bonne articulation du Système d’Information (SI) comme un bus d’entreprise par exemple, mais une solution connexe à toutes les précédentes, à la croisée des chemins du métier et de la technique, et qui permet simplement (!) de faciliter, accélérer, optimiser toutes ou presque toutes les opérations qui étaient déjà présentes dans le SI.

Ainsi, le RPA va étre installé « à côté » des autres systèmes et va gérer les échanges de données, les lancements d’applications ou de services, les envois de mails, les alarmes, et les notifications pour validation, les remplissages automatiques de champs à partir d’une source de données… Autant de travaux déjà existant avant l’arrivée du RPA mais que celui-ci va traiter plus rapidement, sans erreurs (et donc sans reprises d’anomalies), conformément aux règles qu’on lui aura fournies, et avec les jalons d’intervention humaines qu’on lui aura imposés.

Le robot logiciel est d’ailleurs considéré par le SI comme un utilisateur à part entière, avec ses droits d’accès et identifiants propres (que l’on peut associer à un identifiant utilisateur si on le souhaite), mais il ne remplace pas l’utilisateur, il le complète en prenant en charge les tâches qui ne demandent pas réflexion, et donc expertise et/ou expérience.

  • On touche donc là le nœud du problème. Le RPA « numérise » certaines actions auparavant digitale (au sens français du terme, c’est-à-dire faites avec les doigts !) ; il est donc un acteur fondamental de la transformation numérique (ou Digital Transformation en anglais). Mais dans le même temps, il est un pont entre les solutions de transformation à part entière que sont, pour ne citer que quelques exemples :

-  le développement d’applications mobiles là où les actes papiers sont encore majoritaires,

-  l’externalisation dans le Cloud d’applications autrefois gérées en interne pour profiter des ‘Business models’ « à la demande »,

-  ou encore la mise en place d’analyse prédictive sur des ensembles de données non-corrélées à priori (Machine learning).

  • En effet, en se positionnant auprès de ces technologies, il optimisera les processus de l’organisation qui les utilisent.
  • Il reste aux décisionnaires à déterminer par quoi il faut commencer. Et bien sûr, il n’y a pas de réponse universelle puisque celle-ci dépend du contexte et de la maturité de l’organisation. Néanmoins, il y a en matière de SI, quelques fondamentaux qu’il vaut mieux ne pas oublier : Les données et les processus sont à la base de toute solution déployée puisqu’ils sont justement ce qui permet la qualité, la valeur métier, et la productivité des services proposés. Commencer la transformation par une réflexion sur les données et quelques modélisations de processus reste un point d’entrée essentiel, et le RPA peut être alors intégré efficacement, pas à pas, pour ensuite prendre en charge les processus associées aux nouvelles technologies mises en œuvre au fur et à mesure.

 

Comment élaborer sa stratégie de transformation digitale ?

Une stratégie prend en compte les objectifs de l’organisation. Qu’il s’agisse de productivité, de maintien des ressources, d’image, de gestion de l’obsolescence ou de création de nouveaux services, l’intégration de nouveaux outils est nécessaire et le RPA sera presque toujours un bon axe d’articulation entre ces solutions et le reste du SI (legacy).

  • Alors, choisir un processus clef, vérifier que les données associées sont correctement gérées, et transformer ce processus - grâce à de l’IoT (objets connectés) ou en fournissant un service de réalité augmentée qui vous permettra de récupérer les informations d’inventaire dans un entrepôt, ou de réalité augmentée qui permettra la visualisation d’un parcours client dans votre magasin en fonction de son historique d’achat - tout en robotisant au maximum les interactions grâce au RPA, sera votre premier pas dans la transformation de votre activité. Le moins facile sera d’identifier votre besoin ou vos capacités de transformation.

Patrick Vaillier
Manager en charge de l’offre RPA.

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